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 La limite de ton inconscience

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AuteurMessage
Limny
Dame des Cendres
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Nombre de messages : 179
Age : 34
Date d'inscription : 27/06/2007

MessageSujet: La limite de ton inconscience   Mer 2 Avr - 5:49

Il revient à la charge.

Elle le sent derrière elle, roder comme une hyène. Elle maintient sa pose, la moindre faiblesse et il s’y jetterait dessus comme s’il s’était s’agit d’une charogne.

« Salutations. »

Elle n’a pas envie de lui répondre, elle veut l’ignorer et lui tourner le dos. Le laisser jouer seul au rat famélique qu’il se plait à être. Mais ce ne serait que se dénoncer, elle et sa sourde rancœur, que de ne pas lui répondre. La dernière chose à faire.

Elle se retourne et lui fait face. Il ne la regarde pas. Elle lui répond, à son tour.

« Salutations.» Elle n’a pas trouvé de mots moins dangereux à prononcer.

« Toujours devant les étals chef. » Elle voit son sourire. Il continue.
« Pas de nouvelles bonnes nouvelles. » Il la regarde, elle se soumet à la discussion.

« Surtout venant de toi. »

« Oui, moi je n’ai que des bonnes nouvelles. » C’est qu’il se croit drôle et verveux. Il continue sur sa lancée, elle l’arrête.

« N’essaye pas de te rendre intelligent. Cela ne te va pas. » Elle n’aurait pas du le dire.

« Parce que tu te sens supérieure avec ta piètre défense ? » Plus trop, cette fois elle ne le lui dit pas.

« La différence entre toi et moi, c’est que je n’ai pas à me défendre. »

« La moquerie est une défense, madame la-plus-intelligente. »

« Comme tu es drôle. »

« N’est-ce pas ? J’aurais pu arracher un sourire, déblaser la blasée. » Il perd ses murailles frivoles, lui n’est pas tatoué. Son ton est d’un acier trop dur pour de légèreté. Il persiste dans l’estoc.
« Des chatouilles, ça peut fonctionner ? »

Elle le tient.
« Ma foi, tu n’as qu’à essayer. » La réaction est sans attente.

« Surement pas, ça me répugne. »

Elle sourit en coin, la phrase qu’il déteste sur le bout de lèvres.
« Je sais. » Elle se croit gagnante, à trop vouloir gagner, on n’obtient que la défaite.

Il se rapproche, ses yeux la font penser à un oiseau de proie. Il renifle, prédateur.
« Je préférais l’odeur des fleurs … maintenant, de la flétrissure. » Il tourne autour d’elle, il chuchote.
« Léthargie ... flétrissure.... Réveille toi »

Elle riposte.
« Si tu n’aimes pas les fleurs fanées, je te propose d’aller en cueillir des fraîches. »

« Je ne veux pas des propositions, je veux des actions. »

« Je n’ais rien à te donner. »

« Je ne te dis pas de donner, mais de prendre. »

« Tu as tes limites dans ton inconscience. »

« Toi aussi … »
Elle le sent poser la main sur son cou, ferme mais non douloureuse. Le geste lui rappelle les illusions, anciennes et présentes. Elle ne bouge pas, le défiant du regard quand il passe à porté de ses yeux.

« J’ai été touchée par bien pire que toi, tu ne me fais pas peur. »

Ses doigts sur les cicatrices.
« doux là où la chair a été meurtrie ... est-ce pareil avec l’âme ? »
Elle s’ordonne de ne pas frissonner, il a les yeux vitreux. Elle voit bien que quelque chose ne va pas, si longtemps qu’elle l’avait presque oublié. Il s’énerve.
« Je le voulais, et vois ce que tu en as fait, tout ça parce que tu l’as donné à un autre ! »
Il divague même. Elle repère le bras qui la tient et y pose sa main, le froid de l’élément à même la peau. Il ne bouge pas, gardant ses yeux sur le cou mutilé.
« Etait-il plus digne ? »

Elle ne sait plus à qui il parle, mais elle sait qu’il attend une réponse.
« Oui. »
Le gel sur son bras ne le perturbe pas, il se rapproche pour susurrer à son oreille. Elle pose son autre main sur la joue pâle. Elle enchaine.
« Reprends tes esprits. »

« Digne de quoi ? » Il est venimeux. Elle donnerait tout pour avoir le droit de l’écarter d’elle. Il continue.
« De ton âme ? Regardes toi … »
Elle ne répond pas, cherchant l’attitude qu’elle doit adopter.
« Continue ! » De l’agression ... Elle lâche le bras et pose ses deux mains sur le visage, l’obligeant à la regarder dans les yeux.

« Oui. Digne de ce que je suis. Maintenant reprend tes propres marques. Mithrä » De l’infection à l’affection.

Il la focalise enfin. Le temps d’un souffle.
Il la lâche, lueur d’effroi dans les yeux dorés.
Il disparait.
Elle noie son désarroi dans l’ombre du cœur.

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